Plaisir de comprendre

Comment pacifier colère et méchancetés ?

 

Une dame invite une personne qui l’a vivement blessée à prendre le thé chez elle. Fier de son succès l’arrogant l’interroge ironique : « Vous êtes vexée, Madame ? !  ». Ce à quoi elle répond calmement :  « Monsieur Royston, vous êtes en train de boire mon thé parce qu’on m’a appris à ne pas tenir rancune. Pas pour votre interêt, non, mais pour le mien ! La rancune, c’est comme boire du poison en espérant que l’autre mourra. » (BBC Film, From Lark rise to Candleford)


  Réflexions  

 

  • Définition du dictionnaire en ligne Wikipedia :  Penchant à faire du mal , mauvaiseté//Ethymologie : Provient de m’échoir → Qui va contre l’éthique, la morale / de é- retirer et de choir – du latin cadere (tomber).
  • – préfixe à valeur péjorative, négative, signifiant mauvais.

Qu’est-ce que la méchanceté ? 

La méchanceté étouffe l’offensé, l’oppresse, lui fait peur et si il n’y prend pas garde, l’indigne jusqu’à le rendre aigre et médisant  …  parfois même vindicateur. Celui qui tombe dans la bassesse de faire du mal chute dans un état de haine qu’il désire communiquer pour empoisonner celui à qui il s’adresse. Comparons l’acte de méchanceté à une morsure de serpent vénéneux.

Les fruits pourris de la méchanceté, celle que l’on reçoit ou accepte d’adresser, ses conséquences sur les âmes blessées, la notre comme celle des autres, sont à remettre immédiatement, sans attendre, aux pieds du Sauveur de l’humanité en le suppliant d’envoyer ses grâces sur la situation conflictive afin  d’empêcher la gangrène de la discorde qui sont l’escalade de l’animosité et la séparation. La scission entre les êtres et l’hostilité croissante sont les voies du Mauvais qui désire pourrir toute intimité cordiale entre les parents et leurs enfants, entre le maître et l’élève, entre le frère et la soeur, entre le patron et ses employés, entre un prêtre et ses fidèles, entre les fidèles eux-mêmes, …,  entre Dieu et ses enfants humains.

Tout ce qui est bénéfiquement uni par Dieu est, selon le Démon – l’ange du mal, en droit d’être désuni, dissocié, détruit, pourri, …

Devons nous nous laisser faire ?

Combattre les morsures du Serpent diabolique qui désire la perte de l’humanité, n’est-ce pas avant tout ne pas accepter que son venin se répande en nous et autour de nous ?

Personne n’est responsable de l’égoïsme des autres et de leur cruauté … mais alors pourquoi s’en punir en acceptant qu’ils nous gagnent ? En consentant à les épouser ?

Maintenir son calme devant l’offense, grandir en patience, se perfectionner en gentillesse, et ceci sans affectation – sans hypocrisie, sont les cordes de la mandoline qui joue les airs bénis de la grâce de Dieu ; l’instigateur de nos vies et Créateur bienveillant de tout ce qui croît dans l’univers.

Répondre à la haine en toute humilité par l’amour ou la neutralité de sentiments :

Cherchons donc par tous les moyens à correspondre à notre Père Divin. Déposons nous à chaque instant, lors de nos moments heureux ou pendant nos déceptions, dans la chaleur réconfortante de ses bras bénis ….qui sont, nous le savons, les seuls à ne jamais se lasser de notre âme.


  Pour aller plus loin … 

 

Arthur Schopenhauer, Comment être heureux, édition Librio : 

– Page 73 :

  • « Ne combattez l’opinion de personne ; songez que , si l’on voulait dissuader les gens de toutes les absurdités auxquelles ils croient, on n’en aurait pas fini, quand on atteindrait l’age de Mathulsalem.  Abstenons- nous aussi , dans la conversation, de toute observation critique, fût-elle faite dans la meilleure intention , car blesser les gens est facile, les corriger difficile, sinon impossible. Quand les absurdités d’une conversation que nous sommes dans le cas d’écouter commencent à nous mettre en colère, il faut nous imaginer que nous assistons à une scène de comédie entre deux fous. L’homme né pour instruire le monde sur les sujets les plus importants et les plus sérieux peut parler de sa chance quand il s’en tire sain et sauf .»

– Page 75 :

  •  « Montrer de la colère ou de la haine dans ses paroles ou dans ses traits est inutile et dangereux, imprudent, ridicule, vulgaire. On ne doit donc témoigner de colère ou de haine que par les actes. La seconde manière réussira d’autant plus sûrement qu’on se sera mieux gardé de la première. Les animaux à sang froid sont les seuls vénimeux. » ………………… – « ne gardons d’animosité contre personne, autant que possible ; contentons-nous de bien noter les  »procédés  » de chacun. et souvenons-nous-en, pour fixer par la la velur de chacun au moins en ce qui nous concerne, et pour régler en conséquence notre attitude et notre conduite envers les gens ; soyons convaincus que le caractère ne change jamais : oublier un vilain trait, c’est jeter par la fenêtre de l’argent péniblement acquis.»

Sainte Hildegarde de Bigen (1098-1199), Le livre des mérites de la vie, éditions bénédictines,

– Page 50 :

  • «La colère est le pire des vices, c’est presque le coeur du diable ; (…) l’homme colérique corrompt tout germe de vertu, arrache avec les dents tout ce qui est en train de germer, tel un fieffé voleur, et mâche tous les dons accordés aux hommes par le doigt de Dieu. Il apporte courroux et discorde partout où il le peut, et , d’une facon non seulement insolente, mais impie, il enfreint les lois de Dieu. En effet la colère est comme un dragon qui brûle tout partout où il passe ; c’est une voleuse qui vole tout ce qu’elle peut voler et piller. Dans la colère la sagesse devient sottise, la patience se transforme en impatience, et la modération se change en exagération. le colère est aussi l’amertume qui vomit la bonté et la douceur des lois et des préceptes de Dieu ; elle est un crime qui divise le corps et l’ame, et les empêche de s’unir.»

– Page 160 :

  •  « La discorde imite le diable dont elle procède et qui, par ses conseils malveillants, tourmente et bouleverse tout le monde. »
  • « La discorde s’oppose aux vertus qui se trouvent dans l’amour ardent du ciel afin d’appliquer les artifices du diable qui dérange l’ordre des choses. »

Maria Valtorta, L’Évangile tel qu’il m’ a été révélé, livre 10, Centre Editoriale Valtortiano :

– Page 275 : 

  • La Sainte Vierge s’adresse à Saint Pierre après l’ascension de Jésus au ciel :
  • « Tu leur diras qu’ils s’aiment et qu’ils aiment tout le monde, même ceux qui les persécutent, pour être une seule chose avec Dieu. (…) Mais rien n’a mis de limite à mon amour parce que je sais qu’il est, pour quiconque le pratique, force, lumière, AIMANT qui attire vers le haut, FEU qui purifie et embellit ce qu’il embrase, transformant et faisant dépasser l’humain pour ceux qu’il prend dans son embrasement. Oui, l’amour est réellement une flamme. La flamme qui en détruisant ce qui est caduc, qu’il soit une épave, un rebus, une loque d’homme, en fait un esprit purifié et digne du ciel. Combien d’épaves, d’homme souilllés, rongés, finis, vous trouverez sur votre route d’évangelisateurs ! N’en méprisez aucun, mais au contraire aimez-les pour qu’ils arrivent à l’amour et se sauvent. Versez en eux la charité. Bien souvent l’homme devient mauvais, parce que personne ne l’a jamais aimé, ou mal aimé. Vous aimez-les pour que l’Esprit-Saint revienne les habiter, après leur purification, ces temples que beaucoup de choses ont vidés et souillés. Dieu, pour créer l’homme, n’a pas pris un ange, ni des matières choisies. Il a pris de la boue, la matière la plus vile. Puis, en lui infusant son souffle, c’est à dire encore son amour, Il a élevé la matière vile au rang élevé de fils adoptif de Dieu. »

 


  Besoin de réconfort ?    😉

PSAUME 140

01 Seigneur, je t’appelle : accours vers moi ! Écoute mon appel quand je crie vers toi !

02 Que ma prière devant toi s’élève comme un encens, et mes mains, comme l’offrande du soir.

03 Mets une garde à mes lèvres, Seigneur, veille au seuil de ma bouche.

04 Ne laisse pas mon coeur pencher vers le mal ni devenir complice des hommes malfaisants. Jamais je ne goûterai leurs plaisirs :

05 que le juste me reprenne et me corrige avec bonté. Que leurs parfums, ni leurs poisons, ne touchent ma tête ! Ils font du mal : je me tiens en prière.

06 Voici leurs juges précipités contre le roc, eux qui prenaient plaisir à m’entendre dire :

07 « Comme un sol qu’on retourne et défonce, nos os sont dispersés à la gueule des enfers ! »

08 Je regarde vers toi, Seigneur, mon Maître ; tu es mon refuge : épargne ma vie !

09 Garde-moi du filet qui m’est tendu, des embûches qu’ont dressées les malfaisants.

10 [Les impies tomberont dans leur piège ; seul, moi, je passerai.]


PSAUME 139

Au chef des chantres. Psaume de David.

02 Délivre-moi, Seigneur, de l’homme mauvais, contre l’homme violent, défends-moi,

03 contre ceux qui préméditent le mal et tout le jour entretiennent la guerre,

04 qui dardent leur langue de vipère, leur langue chargée de venin.

05 Garde-moi, Seigneur, de la main des impies, contre l’homme violent, défends-moi, contre ceux qui méditent ma chute,

06 les arrogants qui m’ont tendu des pièges ; sur mon passage ils ont mis un filet, ils ont dressé contre moi des embûches.

07 Je dis au Seigneur : « Mon Dieu, c’est toi ! » Seigneur, entends le cri de ma prière.

08 Tu es la force qui me sauve, Maître, Seigneur ; au jour du combat, tu protèges ma tête.

09 Ne cède pas, Seigneur, au désir des impies, ne permets pas que leurs intrigues réussissent !

10 [Sur la tête de ceux qui m’encerclent, que retombe le poids de leurs injures !

11 Que des braises pleuvent sur eux ! Qu’ils soient jetés à la fosse et jamais ne se relèvent !

12 L’insulteur ne tiendra pas sur la terre : le violent, le mauvais, sera traqué à mort.]

13 Je le sais, le Seigneur rendra justice au malheureux, il fera droit au pauvre.

14 Oui, les justes rendront grâce à ton nom, les hommes droits siégeront en ta présence.


. Images  libre de droit Pixabay  :  photo en tête de Stephan keller, les suivantes sont de John Hain

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