Le bonheur

2 – Mes émotions et leurs évolutions : les comprendre

Les émotions quelles sont-elles ? À quoi servent-elles ?

 

A – Pour les introduire quoi de mieux que les témoignages et les études.

En voici 2 :

 

  • A/1- Le témoignage de Simone H. , professeur, 59 ans, mariée , mère et grand-mère :

« Mes parents, qui étaient d’une autre époque où l’on ne s’attardait pas trop sur les états d’âme des enfants, étaient peu psychologues. Ils qualifiaient mes tristesses, mes inquiétudes et mes interrogations de vague à l’âme, ou bien de la pécole. J’avais alors le sentiment accablant que mes émotions de fillette, mon vécu interne, intime n’intéressait personne. Même pas ceux dont je recherchais l’amour par dessus tout ; mon papa et ma maman. Ils mettaient en avant leurs difficultés, dont j’étais d’ailleurs tristement témoin, pour éluder les miennes.
Ce que je ressentais alors comme du manque de compassion aggravait mon sentiment d’insécurité.

Il ne s’agit pas de faire ici un procès à mes parents et je dirais même en leur faveur que matériellement rien ne m’a jamais manqué ; bien au contraire ! Mon père et ma mère se sont beaucoup sacrifiés pour que mon éducation scolaire, religieuse et culturelle soit des plus réussie. Mais mes sentiments, les paroles tendres, la patience et les caresses n’avaient pas  vraiment droit de cité dans leur quotidien. Tout simplement ! Résultat des courses, je me sentais bien seule, à la fois incomprise, destinée à être refusée, … et donc inutile. Ce sentiment de vacuité c’est intensifié à l’adolescence.

Avec du recul je me rends compte combien il est difficile pour des parents de chercher à amorcer un dialogue avec leur(s) adolescent(s) alors qu’ils le lui ont refusé pendant sa petite enfance.

La communication saine et affectueuse est amour et les démonstrations de l’amour ne sont pas facultatives. Elles sont un des piliers de la croissance de tout être vivant. D’ailleurs, comme vous le savez, tout âge à un besoin vital d’amour !

Mon existence me semblait non validée, je me croyais non désirée. Un vide indescriptible rongeait mon âme.
L’interrogation permanente était : comment arriver à combler mon manque affectif pour continuer à accepter mon existence, demeurer sur pied et me bâtir un avenir satisfaisant ?

Mais par où commencer cette construction quand ma cervelle d’enfant était peuplée de rêves immatures, inadaptés au réel ? Démuni du recul de la maturité que lui apporte la sagesse, et de liens de confiance avec des adultes sains, l’enfant qui cherche à combler son vide affectif peut être la victime de biens des désagréments.

Ce sentiment d’incomplétude, cet embarras d’émotions qui paralysent tout développement, me faisaient chercher refuge hors du réel et j’ai grandi dans des illusions qui ont enrayé une bonne partie de ma vie.
Paradoxalement, ce sont les repères, les règles de vie inculquées par mes parents qui m’ont préservée.
Personnellement je crois que toutes ces années un œil bienveillant a protégé mon parcours ainsi que celui de mes bien-aimés parents, pour nous éclairer et nous guider dans les moments difficiles. J’ai enfin grandi, et mes relations avec eux sont désormais excellentes . »

« L’amour est une rivière qui habite tout être humain, lorsque cette rivière coule librement, il n’y a pas de barrières entre donner et recevoir l’amour.
Le geste de donner inclut celui de recevoir et le geste de recevoir inclut celui de donner. Dans un tel contexte la personne qui aime une autre personne ressent aussi cet amour à l’intérieur d’elle-même. J’ai réalisé au fil des ans que la meilleure façon au monde d’être aimé, c’est en fait d’aimer.
Aimer nourrit autant celui ou celle qui donne cet amour que celui ou celle qui reçoit cet amour ! »

Richard Thibodeau
https://Le vide affectif (psycho-ressources.com)

 😀 Les émotions il faut que ça sorte !


      A/2- Les études du Docteur Rykes Geerd Hammer établissent une relation entre les émotions vécues et les cellules malades de l’organisme :

Un puissant stimulus, un conflit dramatique aigu, vécu dans un complet isolement émotionnel pourrait entrainer un cancer. Des conflits biologiques surviendraient en tant que réaction à des situations externes ; commun choc psychologique très brutal (nommé DHS). D’après  ce que l’on peut lire sur les travaux du Docteur Hammer, quand le conflit est résolu il y aurait guérison.

Quelques exemples de sites parlant des travaux du Docteur Hammer : relevés titre informatif. Le contenu de ces sites peut-être discutable à vous d’y réfléchir.

• https://Les 5 lois de la Médecine Nouvelle selon Hamer (comprehension-sante.com)
• https://www.cancer.gov/about-cancer/coping/feelings

 

 

 

 

 😀 Les émotions il faut les partager !

 

 

 


Ce que nous pouvons retenir des exemples cités A et B c’est le caractère VITAL de l’équilibre émotionnel. Pour y arriver il apparait indispensable d’entretenir de bonnes relations, de déployer des interactions affectueuses aussi bien avec soi-même qu’avec les autres.

Notre survie en tant qu’individu et espèce en dépend.

>> À lire : S’attacher au pouvoir de la vertu ? Ou se soumettre au culte de l’amour de soi ?


 

B – Impossible d’être toujours « positif » – Sur l’importance d’être un bon auditeur et d’accepter d’entrer en confidence 

 

  • B/1- Il existe un discours assez répandu qui insiste sur le fait que chacun doit trouver en lui-même la réponse à tous ses maux : ‘’ tout né de moi, tout part de moi, et tout aboutit à moi.’’

Certains psychologues se vantent d’apporter LA SOLUTION au mal-être, aux émotions pessimistes qui ne manquent pas aujourd’hui. Ils profitent du malaise ambiant et de la perte des repères de la société pour vendre leur méthode prometteuse du style : ‘’30 jours pour être positif et vous mettre en condition d’atteindre tous vos objectifs ’’. Il faudrait une souplesse de champion olympique pour franchir le pas et y arriver !

Mais que signifie être positif ? Aujourd’hui il est mal vu d ’encombrer son voisinage de sa poubelle émotionnelle ! (en Anglais: emotional garbage) composée d’ émotions négatives, sous peine d’être catégoriser vampire émotionnel et cruellement exclu comme personne toxique ! Cliquez ces mots sur internet et vous trouverez un monceau d’articles débatant le sujet. N’est-il pas triste -oui encore une émotion- de considérer l’humain, être d’émotions et de sentiments, comme une pile à recharger, une machine à reprogrammer ? « Faites votre introspection. Soyez rationnels. Reprogrammez-votre cerveau pour ne vivre que des émotions positives et réussir votre expérience de vie ! » Bingo ! , et vous deviendrez un loto gagnant. Chercher à être positif dans ce contexte semble plutôt déshumaniser l’individu.

À quoi mène la culpabilisation constante de ses tristesses et de ses frustrations ? Devons-nous vivre dans la peur de l’échec, de devenir un Looser – un perdant. A-t-on besoin d’endurer une guerre éternelle avec soi-même pour atteindre des objectifs visés dans le cadre d’un développement personnel ciblé ? Ét puis, quels sont ces fameux objectifs ? Le fruit d’une imagination déréglée ? Des fantaisies frustrées ? Ou des désirs légitimes ? Ainsi pour éviter des émotions négatives on en déclencher d’autres, pas forcement meilleures. Utile !

Vraiment peut-on anticiper tous les imprévus du destin et enserrer l’homme dans un schéma d’attitude prétendue idéale, « J’y ai droit, je le veux, je le mérite et je peux tout contrôler-les autres comme moi-même « ? Rien que de le dire, j’en suis déjà essoufflée !
Il est évident que remâcher son chagrin et faire de ses journées une longue et étourdissante litanie ne mène à rien de bon. On a tout à gagner à faire calmement et sagement le point pour être en mesure de se ressaisir et s’organiser. Sinon comment sortir favorablement d’une situation pénible ? Mais chacun n’a-t-il pas besoin, à un moment donné, d’une oreille charitable ? D’un minimum de tendresse et de compassion pour pouvoir retrouver le calme et être à nouveau capable de réfléchir ? Qui peut le contester ? De plus quand je raconte mes problèmes à un-e ami-e, je lui permets de décharger sur moi ses propres frustrations. Le retour de l’ascenseur, le renvoi de la faveur. On peut ainsi, ensemble, prendre du recul sur nos situations respectives, envisager des solutions et même arriver à rire de nos disgrâces, ….
Puis, une fois le bon sentiment de complicité instauré, il est bien agréable d’organiser une bonne marche, un repas, etc… et on repart d’un bon pied le cœur joyeux ! Combien il est réjouissant de pouvoir partager, de se sentir compris et aimé.
On en arrive à comprendre l’importance de l’extériorisation de ses émotions et de la qualité de l’écoute.


  • B/2 – Écouter implique user de compassion, de patience, vouloir communiquer.

Il s’agit d’offrir une grande disponibilité. Or celui qui sacrifie de son temps pour se mettre volontiers à la disposition d’autrui, AIME son prochain.
L’écoute des émotions des autres, s’intéresser à leurs chagrins, à leurs désillusions, à leurs déceptions, mais aussi participer à leurs joies, rire avec eux, les inviter chez soi, les caresser avec respect, les prendre dans ses bras, c’est leur de montrer qu‘ils sont aimés.
En validant ainsi leur existence, je les rassure et en les consolant ils ne se sentent plus seuls face à l’adversité, aux coups du sort. Les œuvres du cœur, comme l’entraide, construisent et renforcent. Elles enrayent la peur et la tristesse.
Elles permettent de continuer à vivre, tout simplement.
Refuser l’émotion de l’autre, quel qu’il soit, c’est aussi se mettre en position de n’avoir aucune épaule sur laquelle se confier soi-même. Sur ce point on peut réfléchir sur la solitude des orgueilleux qui dans leurs hauteurs vertigineuses ne rencontrent personne, …, si ce n’est le vide de leurs illusions. Il faut beaucoup d’humilité pour promouvoir la vie : celle des autres, mais aussi la sienne !


  • B/3 – Accepter de se confier : Tout arrêter le temps de la réflexion pour un retour à la sagesse.

Dialogue intérieur posssible

« Je ne suis pas parfaite et j’en suis conscient(e). Qui l’est ? J’ai fait des erreurs et même si je ne suis pas encore capable de tout regretter, j’ai besoin d’en parler pour mieux les comprendre et les réparer.

J’ai vécu des moments troublants, incompréhensibles et il est normal que j’en sois ému(e).
Mais pour quelle raison autoriser mes humeurs à m’étouffer ? En me confiant à une personne qui me comprend je vis mes émotions, je leur offre une porte de sortie et ainsi ouvre un sas d’évacuation à mes agitations internes.- Le fameux vider son sac! – Si je présente mon agitation à une âme généreuse j’engage mon cœur désorienté sur la voie de l’apaisement.

Je désire taire ce brouhaha intérieur et tranquilliser mes alarmes en me sentant comprise, comparée à d’autres qui se trouvent dans une situation similaire.  Je veux apprendre à minimiser mon cas personnel, à me sentir dans un monde où tous nous traversons des épreuves.  Je désire comprendre quelles stratégies mon semblable a appliquées pour surmonter ses inquiétudes.

Et puis avec du recul, quand j’y pense, j’ai déjà traversé toute sorte de maux. J’ai trop souvent paniqué ! Et pourquoi donc puisque tout finit toujours par passer et être dépassé ? Alors pourquoi tant douter. En m’agitant je me maintiens dans un climat d’inquiétude qui va finir par me faire dire et faire des bêtises aux conséquences fâcheuses. Je risque d’envenimer ma situation. »

 

 😀 Cheminer vers l’essentiel c’est m’examiner et m’éprouver pour trouver l’Amour en moi

 

 


 

  • Quelques exercices efficaces pour mieux gérer mes émotions et pratiquer la paix dans l’article suivant : 

 >> (Suite de l’article) À lire : Le bonheur dossier 3  

. Images : Par ordre descendant: image en tête et image 2- Pixabay John Hain , image 3: http://www.ch-larochefoucauld.fr/, image 4 : http://paris-syro-orthodoxe-francophone.over-blog.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *