Auteur/autrice : Cheminer vers l’essentiel

  • Mon Sauveur m’attend. Il tend ses mains à qui réagit !

    Mon Sauveur m’attend. Il tend ses mains à qui réagit !

     

    Quand le Seigneur nous engage sur un chemin difficile, il s’engage lui-même à nous y soutenir !

     

    Quand tout va mal et que nous nous effondrons, nous sentons bien que nous avons touché  les limites de notre humanité. Dieu alors arrive. Il nous dit: «  Lève-toi !  »  Ce sont des mots semblables qu’il prononce quand il ressuscite Lazare (Jean 11; 43), alors que le corps du mort était en totale putréfaction. « Lève-toi , prends ton grabat et marche ! », dit il    à l’infirme (Jean 5 ; 11) incapable de marcher depuis 38 ans.

    Dans ces moments impossibles, Jésus nous conseille, comme à ceux qu’il a miraculé :« Il te faut des forces mon ami, car ton chemin est encore long. Dresse-toi, secoue-toi, fais quelque chose !  Lève-toi, que je te sauve. As-tu envie d’être défendu ? Viens vers moi prendre le pain  de vie ».

     

    Oui ! Jésus est le pain de vie, il est à la messe dans l’eucharistie, mais sa présence se manifeste également dans cette main amicale qui me tape sur l’épaule aux moments de tristesse. Il se manifeste dans cette parole gentille qui me réconforte quand j’ai soif de tendresse.       

     Alors, pourquoi manquer de réactivité dans mes épreuves ? Un médecin peut-il  guérir  qui refuse de se soigner ? Si je laisse les malheurs m’écraser je tourne alors  le dos à Dieu, et c’est le diable qui  se délecte.                                                                              

    Lorsque tout devient pénible, comme il est bon de trouver le ressort pour surmonter ses difficultés. ……………………………………………..     Reprendre le dessus n’est-ce pas l’unique moyen pour progresser et se rendre de plus en plus grand ?  De cette manière on  devient un HOMME ; sûrement pas quand tout va bien, pendant que tout baigne dans le bien-être… et coule de source.

    Devenir  un Homme, une Femme,  c’est prendre  la vie comme elle vient. Et il s’agit vraiment de l’accepter avec ses hauts et ses bas.


    . Images : En tête © cheminer vers l’Essentiel- dans le texte: Pixabay- Adina Voicu

  • Philosophie de vie de Aaron Russo, producteur de films (1943-2007)

    Philosophie de vie de Aaron Russo, producteur de films (1943-2007)

    « Je pense que le point important c’est d’aimer ce que l’on est. Si tu ne t’aimes pas, rien n’a plus de sens. T’aimer cela signifie qu’il faut que tu te respectes.»

    >> Visionner:  Aaron Russo – L’interview en français (2007) – YouTube

    Extraits …

     

     Aaron Russo, quelle est votre philosophie de vie ? Qu’est-ce que vous pensez que la vie signifie ?  

     

    Je pense que le point important c’est d’aimer ce que l’on est. Si tu ne t’aimes pas, rien n’a plus de sens. T’aimer cela signifie qu’il faut que tu te respectes. Te respecter cela signifie entreprendre des actions respectables. Quel est le point de vivre si tu ne t’aimes pas ? Tu peux avoir tout l’argent du monde, mais si tu te regardes dans le miroir et que tu n’aimes pas ce que tu y vois, où est l’intérêt ?

     

     Aussi pour moi la chose la plus importante de toute c’est d’aimer ce que  je suis. C’est pourquoi je prends des mesures uniquement quand elles sont respectables, et j’essaie de mener une vie de caractère, d’honnêteté et de sincérité.

     

     

    Je pense que chacun a la possibilité de moduler son caractère comme un sculpteur forge un morceau d’argile. On dit aussi que le léopard ne pourra    jamais changer ses taches. Je ne crois pas ça. Je crois que les gens ont  la totale possibilité de forger leur caractère selon ce qui doit être juste dans leur vie, selon quels sont leurs idéaux. C’est ce que j’essaye de faire dans ma vie.


    . Image Pixabay : Mysticartdesign

     

  • Le pardon

    Le pardon

     

    Réfléchissons : Le pardon soulage plus celui qui l’accorde que celui qui le reçoit. Il libère le cœur des sentiments d’animosité, de rancœur, d’esprit de vengeance.  

    Il empêche la tristesse et permet une vision plus clairvoyante et optimiste de la vie.  Il dédramatise les faits, harmonise les humeurs, relâche les tensions physiques et mentales. Une fois le corps et l’esprit libres, tout est prêt pour l’élaboration et le développement de la vie. Le pardon procure donc une porte grande ouverte au bonheur !

     💡 Personne ne peux construire quand il est aux prises avec l’amertume qui lui ronge le sang.

    Une personne en colère suffoque et étouffe. Elle ne raisonne plus. Son esprit de vengeance (que son imagination infertile alimente) l’entraine à la violence (actes et/ou paroles) et enflamme de futures rancœurs.

     💡 Celui qui pardonne sait gérer ses frustrations. Fort de son humilité, il comprend qu’il n’est pas le centre du monde. Il apprend à faire des efforts sur lui-même et accepte de ne pas avoir du pouvoir sur tout. La personne qui passe l’éponge refuse de s’attacher à l’orgueil, et désire chasser tout mauvais sentiments qui  l’assaillent et l’habitent.

     💡 Celui qui pardonne est accommodant. Indulgent, il voit dans l’autre, non un obstacle à ses désirs, mais une personne faillible ; comme lui-même.

    Il s’agit ici de comprendre qu’il est très facile d’avoir le réflexe de la colère et de mal évaluer une situation. Mal disposé, on peut se fâcher pour un évènement mal interprété, et il est toujours bénéfique de favoriser le dialogue au lieu de se braquer et de juger. Les émotions du moment souvent difforment les faits qui sont mal compris ; ce qui engendre des rancœurs injustifiées.                                                                                                                                   

     💡 Il faut plus de force et de courage pour s’excuser, que pour fuir une situation qu’on a laissé négligemment pourrir. L’humilité et la sagesse impliquent une grandeur d’âme et une dignité qui forcent l’admiration.

     💡 En demandant pardon pour mes fautes, mes maladresses, en réfléchissant sur mes erreurs et en les regrettant, je permets à l’Esprit Saint, Esprit d’Amour, de Sagesse et de Joie, d’ouvrir de nouveaux possibles dans ma vie et dans mon entourage. (favoriser la confession auprès d’un prêtre avec qui on est à l’aise)

     💡 De plus, avec un peu de tact je peux m’approcher de mon semblable au moment où il est capable de s’investir dans la conversation souhaitée. Il est sage et utile d’attendre, parfois même des années, pour résoudre un différent. En attendant j’évite de nourrir de l’hostilité. L’une et l’autre personne peuvent ne pas avoir encore la maturité nécessaire pour comprendre les tenants et les aboutissants de leur désaccord. … De plus, l’animosité entre les personnes s’estompe habituellement avec les sourires, la prière et  le temps.   


                                                                                                                             

                         «  On ne tue pas la haine par la violence,                                                       on la déplace »  C. Haguet

     

    … et elle nous retombe alors dessus sous une autre forme, dans un autre conflit, par l’intermédiaire d’autres évènements et personnes. Enchainé dans cette optique le furieux s’enfonce alors dans la spirale infernale démente du crime, de la honte et de sa perdition.

     * À savoir : Les personnes mauvaises se complaisent à nuire et subsistent habitées par des sentiments d’hostilité.  Si une telle personne disparait mal intentionnellement, l’esprit de haine délogé de son habitacle avec brutalité change alors de place pour venir séjourner ailleurs … mais toujours autour du violent ; ce vengeur,  avec qui elle a tissé des liens.  Ainsi rien n’est résolu ! (Note pour ceux qui ont une vision catégorique de résolution de leurs conflits). C’est sans parler du sang des innocents versé par des misérables calculs !

    Ne pas confondre la violence méchante et la force vitale de l’Amour. Cette dernière  éradique toute haine avec sagesse ; en la rendant inopérante, impuissante.

    >> Lire l’article : Le Christ sur la croix m’a dit

    On dit en anglais :  « Like attract like » -> Loi d’attraction : l’amour fomente et attire l’amour,  la méchanceté invite la cruauté et ne conduit qu’à la méchanceté.


     

    💡 Celui qui bénit l’offenseur se protège en évitant de tisser des liens avec l’esprit les pensées d’animosité. Dieu intervient pour apporter Sa paix à celui qui souffre des abus.  La justice des hommes, faillible comme eux-mêmes, ne punit pas tous les crimes. Parfois même, elle en protège ou favorise quelques uns.  Il existe des hommes malveillants, à l’intelligence méchante.  ………………………………………………………………………………….                                                                                                       C’est un fait. Ici, rien de nouveau sous le soleil !                                                                                                                                                                                     

    Alors pourquoi s’attarder à juger ? Pensons plutôt à éviter toute violence en s’en remettant à la justice Divine qui elle, soyez en sûrs, n’épargne personne et frappe plus dur.  Et enfin, si je laisse à Dieu le soin de trancher et de punir, je me décharge d’un poids qui m’entrave.Dans ces conditions, dégagé de cette contrainte, je peux me déployer librement à construire et entretenir LA VIE.

     

    -> Pour les grands crimes parfois encouragés par la justice humaine : Gardons à l’esprit que le mal n’est jamais impuni.  Tout est matière de temps ! Le Tout-Puissant, qui voit tout et lit dans les cœurs, n’épargne jamais celui qui refuse de se repentir et rejette volontairement son amour.  Reposons-nous donc sur Sa bonté. Laissons au Très-Haut  le soin d’appliquer Sa justice, tout en se protégeant pour le mieux afin d’éviter toute exposition à la malveillance. La foi sauve !

    > Lire Philosophie de vie de Aaron Russo, producteur de films (1943-2007)

     


      Sagesse  Chrétienne Orthodoxe :  

      développer  bienveillance et patience  

     Qu’as tu a regarder la paille qui est dans l’oeil de ton frère? Et la poutre qui est dans ton oeil à toi, tu ne la remarques pas !               Matthieu 7; 3 

    Livre : Le saint moine Théodore de Sanaksar, sa vie et ses enseignements − Éditions Le petit pélerin russe,

    ♥  Pages 82-83 : « Un frère qui blesse un autre frère est comme fiévreux ; s’il commet un péché à l’égard du prochain, il est hors la loi : il ne se connaît pas lui-même et est dépourvu d’humanité. Celui qui n’a pas de compassion pour son frère et ne l’aide pas, ne le guérit pas avec la patience et ne le sauve pas avec le pardon, n’est pas lui-même en bonne santé. Il est malade, infirme : un tel homme ne possède pas la charité. Tout homme doit penser à son propre sujet qu’il est pécheur et il doit haïr la vengeance. (…) Cède au pécheur, pardonne à celui qui se repent, afin que le jour où tu pécheras, ta charité soit pour toi une récompense et non pas un don. Celui qui pardonne s’est affranchi des tourments, il a anticipé le Juge ; en ayant évité de juger, il a préparé pour lui-même le pardon avant même de n’avoir pas péché. (….) et nous procurons à nous-même une récompense éternelle grâce à notre patience … »

    ♥  Page 68 : « (…)  Il ne nous suffit pas de demeurer seulement dans l’abstinence des passions séduisantes mais dans la patience, même jusqu’à la mort, pour la vérité divine : c’est là que se situe notre lutte contre l’ennemi et notre victoire complète sur lui. Dieu a établi pour nous une vie temporaire sur la terre afin que ce soit au travers d’une vie aussi difficile que se révèle parfaitement l’amour que nous portons à Dieu. C’est la raison pour laquelle nous avons été créés fils de Dieu et héritiers de son Royaume (si nous ne perdons pas volontairement cet héritage au travers des passions). »

     


     Pour aller plus loin 

     

  • Dieu tire du Mal une bonne fin

    Dieu tire du Mal une bonne fin

    « Rien ne se fait sans une fin qui soit bonne dans les œuvres de Dieu »

     

      Jésus annonce dans le livre de Maria Valtorta, L’Évangile tel qu’il m’a été révélé, livre 7, p. 559, édition Centro Editoriale Valtortano

    >> Consulter : Maria Valtorta, sa vie, son oeuvre (maria-valtorta.org) 

    • « Je te réponds que Satan n’est pas l’œuvre de Dieu mais de la libre volonté de l’ange rebelle. Dieu en avait fait son ministre glorieux et l’avait donc créé pour une bonne fin.
      (…) Voilà : toi maintenant, en parlant à ton moi, tu dis : ‘’ Alors Dieu est sot, puisqu’il avait donné la gloire à un futur rebelle et confié ses volontés à un désobéissant ’’.

    Je te réponds : ‘’ Dieu n’est pas sot, mais parfait dans ses actions et pensées. Il est le Tout Parfait. Les créatures sont imparfaites, même les plus parfaites. Il y a toujours en elles un point d’infériorité par rapport à Dieu. Mais Dieu qui les aime, a accordé aux créatures le libre arbitre, pour que par lui la créature se perfectionne dans les vertus et se rende ainsi plus semblable à Dieu son Père ’’.

    (…) Et je te dis encore, ô moqueur et astucieux chercheur de péché dans mes paroles, que du Mal, qui s’est volontairement formé, Dieu tire encore une bonne fin ; celle de servir à rendre les hommes possesseurs d’une gloire méritée. Les victoires sur le Mal sont la couronne des élus. Si le Mal ne pouvait susciter une bonne conséquence pour ceux qui sont de bonne volonté, Dieu l’aurait détruit, car rien de ce qui est dans la Création ne doit être dépourvu d’incitation ou de conséquence bonnes ».


    >> À lire : Quelques règles pour se protéger des mauvais esprits

    >>  À lire : Ce monde invisible qui nous entoure (photo)


    . Image : Pixabay- Alexas_Fotos

  • Les dangers de l’abus de confiance en soi

    Les dangers de l’abus de confiance en soi

    Ce sentiment essentiel d’appréciation de soi qui se trouve à la source, dans la nature elle-même, peut être malheureusement dévié. Se sont ses extravagances qui nous éloignent d’un amour salutaire pour notre personne comme de notre environnement. Cette ignorance nous déstabilise et bouleverse l’harmonie sans laquelle tout bonheur est impossible.

    Que de confusions et de souffrances inutiles puisqu’aimer le bien et être en quête du Souverain Bien c’est encore s’aimer et chercher à être heureux.

    L’amour propre peut donc être … innocent, bienveillant et digne de louange, ou bien …, criminel, avide et digne de reproche. Seule la voix de la Sagesse, qui nous veut du bien, convient pour étouffer ce qui indigne notre cœur et corrompt notre nature.

    Se soutenir pour acquérir La Sagesse, porte de la paix

    Nous, Cheminer vers l’Essentiel,  modestement nous proposons de participer au combat contre cette méconnaissance du raisonnable afin de soutenir nos frères et sœurs dans leurs efforts de retrouver-maintenir l’équilibre et la félicité auxquels nous sommes TOUS destinés.

    Bien sûr, ce site, cette réflexion essentielle sont les vôtres. Nous sollicitons votre expérience, et vos témoignages sont chaleureusement bienvenus. Enrichissons-nous les uns des autres.

    🙄  Nous considérons également que le chemin de notre vie nous entraine à savoir s’aimer, et à aimer les autres comme on s’aime soi-même en adorant notre Créateur bienveillant, l’Amour Parfait. Il s’appelle Dieu et nous pouvons nous confier à Lui  sans modération pour être soutenu efficacement dans cette tâche ardue.

    Ci-dessous le premier commandement dans la bible Marc 12 ;30-31 

    • Mc 12:30 ” Et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.”
    • Mc 12:31  ” Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là.”

    >> À lire (suite) : L’Amour propre et le défaut d’orgueil


    . Image : © Cheminer vers l’Essentiel

  • Saint Jean chapitre 14

    Saint Jean chapitre 14

    Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure

    Versets 6-7 : Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »

    Versets 11 à 18 : « Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom,   je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car    il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous.

    Verset 23 : « Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure

    Verset 24 à 28 : «Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.»

    . Lire en entier: https://www.aelf.org/bible/Jn/14)

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  • L’homme se souvient de l’équilibre idéal de toutes choses

    L’homme se souvient de l’équilibre idéal de toutes choses

    Adam et Eve souvenir du Paradis perdu. ” À la mesure sans mesure de ton immensité, tu nous manques Seigneur. Dans le tréfonds de notre coeur ta place reste marquée, …”

     

    Hymne, Livre Prières du temps présent, p. 610 

     

    1- À la mesure sans mesure de ton immensité, tu nous manques, Seigneur. Dans le tréfonds de notre coeur ta place reste marquée, comme un grand vide une blessure.

     

    2- A l’infini de ta présence, le monde est alllusion, car tes mains l’ont formé. Mais il gémit, en exilé, et crie sa désolation de n’éprouver que ton silence. 3- Dans le tourment de ton absence, c’est toi déjà,  Seigneur, qui nous a rencontrés. Tu n’es jamais un étranger, mais l’hôte plus intérieur qui se révèle en transparence. 4- Cachés au creux de ton mystère, nous te reconnaissons sans jamais te saisir. Le pauvre seul peut t’accueillir, d’un coeur brûlé d’attention, les yeux tournés vers ta lumière.

     


    Image: Pixabay Larisa koshkina

  • 12 Septembre 2021 : Adeline Marioni nous décrit et partage avec nous ses photos de sa région : la Haute-Corse

    12 Septembre 2021 : Adeline Marioni nous décrit et partage avec nous ses photos de sa région : la Haute-Corse

       De la joie à l’amour, de l’amour à l’âme, de l’âme à Jésus   

    Le comment de la joie : Lâcher son moi, valoriser ses peines, accueillir l’Amour

     

    I- Anecdote de Saint Francois d’Assise

    Un soir d’hiver, Saint-François d’Assise cheminait en compagnie de Frère Léon, de Pérouse à Sainte-Marie-des-Anges. Chemin faisant, il réfléchissait à voix haute sur la joie parfaite et sur tout ce qu’elle n’était pas :

    « Elle n’est pas la sainteté, elle n’est pas les miracles, ni la connaissance totale, ni l’omni-science, elle n’est pas la connaissance de la langue des anges ».

    – Frère Léon l’interroge alors : « Mais alors où est la joie parfaite ? »

    – Saint-François d’Assise dans sa réponse ne cite pas la prière, ni la contemplation, mais poursuit ainsi :

    « Quand nous arriverons à Sainte-Marie-des-Anges, ainsi trempés par la pluie et glacés par le froid, souillés par la boue et tourmentés par la faim et que nous frapperons à la porte du couvent et que le portier viendra en colère en disant : ”  qui êtes-vous ? “. Et que nous lui répondrons : ” Nous sommes deux de vos frères “, et qu’il ajoutera : ” Vous ne dites pas vrai, vous êtes deux ribauds qui allez trompant le monde et volant les aumônes des pauvres ; allez-vous-en ! “. Et quand il ne nous ouvrira pas et qu’il nous fera rester dehors dans la neige et la pluie, avec le froid et la faim, jusqu’à la nuit ; alors si nous supportons avec patience, sans trouble et sans murmurer contre lui tant d’injures, tant de cruauté et tant de rebuffades, et si nous pensons avec humilité et charité que ce portier nous connaît véritablement, et que Dieu le fait parler contre nous, ô frère Léon, « écris que là est la joie parfaite ». Anecdote de Saint Francois d’Assise dans  Les Fioretti de Saint François, Points Sagesse, Seuil, 1960.


    II – La joie et le lâcher prise :

    Cette histoire nous démontre que la joie se trouve dans le détachement complet qui permet la relation à l’autre, mais aussi au Divin et à l’univers. En effet, lorsque nous cessons de tirer nos joies et nos peines de notre ego et de notre mental, lorsque ceux-ci ne contrôlent plus nos vies et ne sont plus aux manettes, plus rien ne peut nous atteindre et il en résulte une joie infiniment grande.

    Il s’agit en fait de la technique du lâcher prise qui permet d’atteindre la voie de la libération  puis la voie de l’amour qui conduit à la joie.

    Pourtant, exiger de son ego et de son mental qu’ils ne soient pas aux commandes de notre être et de notre vie est un chemin difficile. Cela réclame de gros efforts consentis et voulus. On peut malgré tout y arriver, de manière progressive. Il faut simplement savoir les transformer, les dépasser, et avancer pas à pas sur le chemin de cette libération. On y arrive en surmontant chacune de nos déceptions et de nos difficultés. On y parvient quand chacune de nos foulées ouvrent davantage notre esprit et nous conduit sur un chemin intérieur qui nous relie d’abord à nous même, puis aux autres.

    La joie parfaite n’est donc pas quelque chose d’instantané, ce n’est pas une récompense, mais une disposition qui accompagne. Dans cet état d’esprit, on peut atteindre la joie pure qui n’est autre en fait que la joie de vivre. Une sorte de grâce qui serait faite pour durer, un état permanent que l’on aurait en nous, comme une conscience élargie qui relie au monde dans une attitude aimante. On retrouve alors cette joie de l’enfance retrouvée ; quelque chose de naturel, d’immédiat et d’actif.

    Il est en effet est très important de garder une âme d’enfant pour être joyeux. Dans la bible Jésus a reconnu la grande sagesse de l’enfance. Il leur dit que S’ils ne changent pas, s’ils ne deviennent pas comme ces petits enfants, ils n’entreront pas dans le royaume des cieux  –  Lire Marc 10 ; 13-16   Effectivement, ce n’est que dans le lien de la chaleur simple et obéissant d’un cœur d’enfant que l’on est éblouissant de sagesse et de joie. La joie donne véritablement sens à sa vie et il est bon d’ y prendre le plus grand soin. Elle est donc possible avec le lâcher prise ; c’est à dire dans un effort conscient pour gagner en liberté intérieure et recréer du lien en faisant exploser notre petit moi rabougri pour l’ouvrir à une dimension plus grande. Autre !

    La joie en fait est en nous, mais finalement nous l’étouffons complètement par notre mental et notre ego. Nous avons le don de nous compliquer l’existence.


    III – Atteindre la joie en valorisant ses peines

    → Pour être dans la joie, il est aussi nécessaire de valoriser nos peines et souvent il faut s’être aventuré loin dans la douleur et la frustration pour renouer avec les sensations de la vie. Un ami me disait un jour, au moment des fêtes de fin d’année : « Je te souhaite des moments de joie, mais aussi de lassitude, car là aussi réside le vrai bonheur ». Le psaume 126 nous dit également que : « Ceux qui sèment dans les larmes moissonnent dans la joie». Jésus lui nous enseigne : « Heureux vous qui pleurez maintenant car vous serez dans la joie ». Les béatitudes Luc 6

    → Je vous rappelle ces des deux alexandrins, merveilleux, de RIMBAUD tirés du « Bateau Ivre » dont le naufrage est salutaire. Ils vont dans ce sens. Nous devrions tous faire nôtres ces alexandrins car dans nos vies nous nous échouons tous :

    « La tempête a béni mes éveils maritimes, plus léger qu’un bouchon j’ai dansé sur les flots ».

    On saisit la notion de bonheur et de joie. La tempête est le tourment, mais elle est une bénédiction. Elle a porté le poète sur d’autres rivages et pour aller plus loin dans un autre état d’esprit, à tel point qu’il ne souffre plus car il a enfin trouvé sa voie. Il est dans une liberté intérieure et donc dans la joie. Là on rejoint complètement St François d’Assise cité ci-dessus lorsqu’il dit « ô frère Léon, écris que là est la joie parfaite ».  Autrement dit, lorsque nous sommes capables de dépasser nos souffrances nous sommes dans un autre état d’esprit, celui de la construction, on ressent alors une joie infinie.


    IV – La Joie résulte de l’Amour de Dieu qui circule en nous et autour de nous :

    Laissons pour cela entrer en nous l’Esprit-Saint qui frappe sans cesse à notre porte. Soyons disposés à l’accueillir. Pour cela encore, écoutons le message d’espérance de l’évangile, ayons le goût de l’autre et aimons-nous les uns les autres.

    En corse, « aimez-vous les uns les autres » se dit «TENIDEVI CHARI ».  Cette manière de traduire la parole de Jésus sous-entend presque une proximité physique, charnelle, comme dans une étreinte (« Tenidevi » signifiant mot à mot « tenez-vous physiquement» ; on entrevoit la notion de fusion). La seule façon d’adhérer à la joie ne serait donc pas celle-ci, savoir se sentir enveloppé de l’amour de Jésus et de celui des autres. La joie ne viendrait-elle donc pas de notre capacité à aimer et à se sentir aimer et de notre aptitude à croire en la puissance de l’amour ? Le lâcher prise, n’est-il pas cela ?


    V – En résumé :

    Pour résumer notre propos, nous voyons bien que la joie se rencontre dans beaucoup de choses, mais elle a toujours pour clé L’AMOUR.  Dans l’évangile bien évidemment, mais aussi dans le quotidien, dans un pardon, dans le lâcher prise, dans l’abandon de l’ego, dans l’émerveillement pour la vie. La joie est aussi possible dans un moment de grande souffrance et quelque fois même c’est la souffrance qui conduit à la joie. La joie, signifie aussi l’acceptation de nos parts d’ombre et elle prend racine dans la place accordée à l’autre.

    → Mais nous pouvons aller plus loin : si nous avons entrevu « le comment » de la joie, quel en est son « pourquoi » ?  Quelle est la source de la joie ? La question est désormais de savoir quelles peuvent être l’impulsion, la muse, le souffle de cette joie qui peut arriver dans les circonstances les plus éprouvantes ?


     Le pourquoi de la joie : l’itininéraire de notre âme 

     

    Repensons à St François d’Assise et cette fois-ci à sa rencontre avec le lépreux qui est un moment fondateur de sa conversion et dont il disait ceci : « Voici comment le Seigneur me donna à moi, frère François, la grâce de faire pénitence.  Au temps où j’étais encore dans le péché la vue des lépreux m’était insupportable, mais le Seigneur lui-même me conduisit parmi eux, je les soignais de tout mon cœur et au retour ce qui m’avait semblé si amer c’était changé en moi en une douceur pour l’esprit et pour le corps ».

    Je pense que St François d’Assise en soignant le lépreux avec amour a adhéré à sa condition, et que la joie qu’il a connue n’est autre que le résultat d’un partage qui a permis une communion. À la source de ce bonheur, il n’y a pas l’esprit, il n’y a pas le corps, mais il y a l’âme.

    À partir de l’exemple de St François d’Assise on peut conclure que la joie n’est pas dans la conquête de l’esprit, ni dans celle du corps ; la joie est la conquête intérieure de l’Amour qui permet à l’âme de s’exprimer. La joie est finalement le résultat d’un échange, non d’esprit à esprit, non de corps à corps, mais d’âme à âme. Lorsqu’il s’agit de joie, d’amour et d’exubérance de la vie c’est l’âme qui en est la source, car d’abord l’âme est reliée à Dieu et ensuite parce que l’âme est reliée au SOI, et non au Moi qui cloisonne, occulte, met l’autre de côté ; alors que le SOI pardonne, embrasse, relie et permet de rencontrer Dieu.

    Avec le message de l’âme on entre dans un territoire où règnent la bonté et une grande générosité qui n’en finit pas de se donner. On arrive ainsi à la beauté de l’âme, à la force de l’âme et au rôle qu’elle joue dans la joie. Nous pouvons tous avoir dans nos rencontres un échange d’âme et non d’esprit ou de corps. Cet échange, c’est ce qu’il restera au-delà de la rencontre, le sentiment de ne faire qu’un le temps de ce partage, le temps de cette rencontre.

    La vraie joie est la communion, la tendresse, la partage, l’amour retrouvés dans un échange d’âme à âme. C’est ce qu’a vécu St François d’Assise dans sa rencontre avec le lépreux qui lui a permis de trouver une joie douce. La joie n’est donc possible que dans l’itinéraire de notre âme. Il devient alors évident qu’il faille cultiver son âme comme on cultive son jardin, son for intérieur. Pour ce faire laissons l’âme nous travailler pour atteindre la joie. Permettons-lui de nous envahir, de ne penser que par elle, d’aller à sa rencontrer et la rechercher.

    → Le trésor dont parle LA FONTAINE dans « Le laboureur et ses enfants » n’est autre que la richesse de la recherche elle-même. « Remuez votre champ, creusez, fouillez, bêchez, ne laissez nulle place où la main ne passe et ne repasse ». Allons donc en quête de notre âme à la manière de LA FONTAINE, c’est à dire d’une façon acharnée pour ne vivre qu’en son nom. C’est par elle, c’est à dire par Dieu et pour Dieu que l’on rencontrera la joie et l’amour. Ceci nous dépasse, on atteindra plus que la joie ; la plénitude.

    → Citons encore FRANÇOIS CHENG : « Une grande chose a lieu, l’univers, non la vie. C’est là l’unique aventure sublime et tragique. Pour que la vie soit vie, la mort incontournable, seule la Voie ne meurt pas, qui l’épouse à sa part ».

    La Voie, c’est tout ce qui se présente à nous, mais c’est aussi Dieu. Pour rencontrer la joie, nous devrons aussi suivre cette voie-là, notre âme et son créateur Dieu. La vie est présente, la joie est là grâce à Jésus et nous observons dans la VOIE cette note d’espérance que l’on vit dans son âme avec Jésus. Plus on s’élève avec Jésus, plus on tombe sans lui. La prière est là pour nous soutenir et nous accompagner, ne l’oublions surtout pas !!! Ne nous laissons pas rattraper par ce monde.

     


    « L’infini n’est autre que le va et vient entre ce qui s’offre et ce qui se cherche »

    « L’âme ? C’est bien par elle que la beauté rayonne, c’est par elle qu’en vérité les corps communiquent.»

    Francois Cheng


    . Images : © Cheminer vers l’essentiel / sauf la photo du moine francicain de Pixabay

  • Se recentrer

    Se recentrer

    Par la prière et les sacrements de l’église on retrouve le contrôle de ses émotions ; en s’alignant à l’unissons avec les vibrations d’amour du Tout Puissant Créateur. Comment prier ? Quelques suggestions :

    A-  Me concentrer dans un lieu calme où je ne risque pas d’être distrait.

    B-  Pour y arriver, il s’agit tout d’abord de m’apaiser en me remettant à Dieu avec une absolue confiance. Je lui donne alors tout pouvoir sur moi, afin qu’il contrôle mes actes, mon devenir, mes pensées et mes sensations. La clef du recentrage est l’humilité de la créature face à son Créateur.

    C- Une priorité ! Pour être en conformité avec Dieu il est nécessaire de désirer regretter ses erreurs, ses égarements, et vouloir de toute ses forces devenir parfaitement bon. Dieu est l’Amour Parfait ! Le mal en nous devient alors sensiblement encombrant ; une gène perceptible. On en souffre, on le regrette, et il nous arrive d’en pleurer. Ne vous en inquiétez pas ce n’est qu’une étape. Celle de sa libération. Certains l’appelle le baptême des larmes.

    D – S’ensuit alors la phase rassurante où Le Père Eternel reconnaît en moi son enfant béni et lui transmet ses caresses d’amour qui pansent toutes les plaies du corps et de l’esprit. La Paix prend place dans la demeure de chair qui s’offre à Elle.

    E- À la fin d’une telle prière, disons la aussi processus de régulation, communion, plus rien d’autre n’a d’importance que son appartenance à Dieu. Pénétré d’une joie indicible j’ai enfin retrouvé ma juste place dans Son cœur, dans mon corps et auprès de mon entourage, ce qui me permet de me conduire en toute sérénité, avec confiance et en minimisant les faux pas.

     

    Je peux alors œuvrer pour LA VIE


    Notes :

    ⦁ I – le chapelet à la sainte Vierge est une aide précieuse pour se recentrer

    ⦁ II – Les résultats de cette démarche ne se font pas sentir en 5 minutes, car chaque étape prend son temps. Réaliser que le temps de Dieu n’est pas le nôtre et qu’il faut acquérir une bonne pratique de la prière pour arriver à parfaitement se recentrer.


    . Images : Pixabay – En tête landscape-5028873_1920 – dans le texte : cross-4471977_1920

  • Chance ou malchance ?

    Chance ou malchance ?

    Conte philosophique Chinois

     

    Un vieux paysan chinois ne possédait qu’un cheval. Un beau jour, ce cheval s’échappa dans la nature et disparut. On le considéra comme perdu.
    Les voisins plaignaient le paysan : « Tu n’as vraiment pas de chance, mon pauvre ! »
    Ce à quoi le paysan répondait : « Chance ou malchance, qui pourrait le dire ? »
    Et voilà que quinze jours plus tard, le cheval revint à la ferme, accompagné d’une belle jument en bonne santé.
    Les voisins lui dirent : « Tu as bien de la chance ! »
    Le paysan déclara : « Chance ou malchance, qui le sait ? »
    Le fils unique du vieux paysan fut pris d’une véritable passion pour la jument. Un jour qu’il la montait elle partit à fond de train dans la campagne. Naturellement, il tomba et se brisa la jambe.
    Pour sûr, c’était de la malchance.

    Aux  commentaires des voisins, le vieux paysan répondait toujours en hochant la tête :  « Chance ou malchance, on verra bien… »
    Dans cette province reculée de la Chine, vint à se dechaîner une terrible guerre civile. Une bande de soldats passa bientôt dans le village, emmenant de force tous les jeunes gens en âge de porter un fusil. Seul, le garçon à la jambe cassé échappa à cette conscription forcée et à l’hécatombe qui s’ensuivit.

     

    Note : Fable largement diffusée sur internet et de tradition Chinoise